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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 11:32

lift.pngJ'aime bien la conférence Lift, créée il y a quelques années par mon ami Laurent Haug. C'est un bouillon de culture ou l'on parle innovation, design, science-fiction, e-démocratie, resilience ...

Cette année c'est Abir Oreibi qui a repris le flambeau des mains de Laurent, et ça m'a fait plaisir de voir que la conférence avait beaucoup de participants et un tonus renouvelé.  J'y ai rencontré quelques-uns de mes amis startupers du tour du lac : Nicolas Dengler de Shore.li qui vient de faire le Dashboard Twitter de Davos , François Bochatay (NewsMix) qui travaille sur un nouveau projet dans le domaine de la musique, Coteries. Jean-François Groff qui veut révolutionner les systèmes de paiement avec Mobino. Beaucoup de jeunes entrepreneurs aussi ...

J'ai présidé le jury de la Venture Night qui a été de bonne tenue. Le gagnant : Faceshift, une startup de Zurich qui développe une technologie de capture de mouvements en temps réel, qui permet par exemple d'animer un avatar capable de suivre les mouvements de votre visage. C'est spectaculaire, innovant et prometteur.

lift13.jpg

Nous avons distingué deux autres startups:

Keylemon qui développe des technologies de reconnaissance faciale et vocale pour la sécurité d'accès, c'est l'avenir, ce genre de technologie nous débarrassera de l'obligation de nous souvenir de multiples mots de passe pour accèder à nos ordis et smarphones. 

- Cooala, qui propose une application Iphone ludique et bien conçue pour "comparer les marques". On se souvient que Mark Zuckergerg a démarré avec un site qui permettait aux étudiants de Harvard de comparer les filles ...

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 18:01

Je vous conseille de lire le numéro de Wired d'Octobre si vous ne voulez pas louper une révolution: l'arrivée des réplicateurs.

 

Chris Anderson, le rédac chef, explique ce qui est en train de se passer avec les progrès de l'impression 3D. Depuis mon interview sur la RTS la semaine dernière, je rattrape mon retard sur ce sujet qui est l'un des plus passionnants que j'ai vu depuis des années. Voir ici des démos videos .

 

Nous allons tous avoir un réplicateur chez nous.

 

Avec un scanner 3D.

 

Pour répliquer ou fabriquer chez nous toutes sortes d'objets utiles ou futiles.

 

Ce n'est pas une blague: le réplicateur de de Makerbot coûte seulement 2000 dollars.

 

images-1241.JPG

 

Vous remarquerez le pigeon 3D que vient de m'envoyer Printabit en soutien au mouvement #geonpi

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 07:43

Invité ce matin de Nicolae Schiaun pour son émission Les Temps Modernes sur la RTS, j'ai répondu à quelques questions sur la révolution industrielle annoncée par Chris Anderson, le rédacteur en chef du magazine américain Wired, qui vient de publier un nouveau livre ("Makers") qui fait sensation.

Pour préparer l'émission j'ai fait quelques recherches pour voir ou en étaient les services de fabrication disponibles sur Internet, notamment d'impression 3D, et franchement j'ai été bluffé. Rappelons que l'impression 3D est un procédé qui permet de produire un objet réel à partir d'un ficher 3D en déposant et solidifiant de la matière couche par couche pour obtenir la pièce terminée. L'impression 3D permet désormais de fabriquer des objets en plastique bien sûr, mais aussi en céramique, en bois, en béton, en métal ... 

Prototypage et personnalisation

L'impression 3D change la donne dans le domaine du prototypage et de la personnalisation des objets. A partir du moment ou vous disposez d'un fichier descriptif 3D d'un objet, vous pouvez faire fabriquer un prototype très rapidement en impression 3D.  Y compris des objets articulés, des mécanismes, qui seront fabriqués d'un seul coup, sans assemblage!

 

Les fabricants d'objets en impression 3D semblent vouloir également se positionner sur la vente de ces objets, ce qu'on constate sur Shapeways et Sculpteo. Avec ces services, les designers professionnels ou amateurs peuvent donc à la fois créer de nouveaux objets, les faire fabriquer et vendre.

Capture d’écran 2012-10-03 à 09.03.39Capture d’écran 2012-10-03 à 09.13.56

 

A noter que les autres autres techniques de prototypage rapide ont également fait des progrès impressionnants, voir par exemple Protolabs

On entrevoit le potentiel de la 3D au niveau personnalisation: les fabricants d'objets domestiques vont certainement en profiter un jour prochain pour vous proposer de personnaliser les objets que vous achetez. Et il ne s'agira pas que de changer les couleurs ou d'afficher votre photo préférée sur un mug, vous pourrez changer la forme ou la matière des objets! Il y a là un sacré filon à creuser pour les sites de e-commerce.

Si vous vous équipez d'un scanner 3D (coût: 3 ou 4000 dollars) vous pouvez tout à fait imaginer de dupliquer à peu près n'importe quel objet, le modifier éventuellement, et le faire fabriquer. Ou même le fabriquer vous-même dans votre garage, si vous achetez également une imprimante 3D, les premiers modèles commencent à devenir abordables. 

 

La question de la propriété intellectuelle

 

L'avénement cette "industrie numérique", qui intègre toutes les étapes depuis la conception sur ordinateur jusqu'à la fabrication physique des objets, va poser de nouvelles questions en matière de propriété industrielle. Jusqu'ici la polémique sur les droits d'auteurs était limitée à la musique ou aux films. Demain la même question se posera pour tous les objets industriels ou artistiques. 

Nous n'avons pas fini de comprendre toutes les implications de la révolution Internet.

 

Pour finir, voici quelques exemples de fabrication par impression 3D

 

Fabrication 3D d'objets usuels: tasses en céramique

 

 

Fabrication 3D de matériaux de construction

 

 

Fabrication 3D d'un revolver (capable de tirer de vraies balles!)

 

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 09:37

Hier le gouvernement français a annoncé l'enterrement des startups et des auto-entrepreneurs. 

 
Deux décisions qui traduisent une ignorance crasse de l'économie: aucun des ministres n'a d'expérience de l'entreprise! Guidés par une idéologie marxiste d'un autre âge, Hollande et Ayrault font n'importe quoi.

 

Ces deux décisions révoltent les internautes sur Twitter et Facebook, ce sont les deux infos les plus partagées ce matin.

 

PS: On attend toujours la réaction de l'UMP, Copé et Fillon doivent être en week-end.

 

Capture-d-ecran-2012-09-29-a-14.55.19.png

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 10:20

Netvibes a été l'une des coqueluches du Web2.0.

Image-49.png

Son interface révolutionnaire pour l'époque (voir ici en 2006) ringardisait les lecteurs de Rss. Quand j'ai découvert cette interface (développée par Florent Frémont) lors d'une rencontre avec Tariq Krim, en Septembre 2005, j'ai immédiatement eu envie d'aider au décollage du projet, en tant qu'investisseur puis très rapidement en tant que co-CEO.

La période était exaltante, Tariq faisait rêver tout le monde lors de ses prêches enflammés. Nous avons levé beaucoup d'argent (12 millions) auprès d'Index et Accel. Un temps, nous avons imaginé que Netvibes allait devenir un produit grand public, un portail personnalisable pour l'accès à Internet, pratiquement une sorte de nouveau Yahoo! Google nous approchait, Ebay voulait nous racheter ... (50 milions ... mais le montant semblait insuffisant aux financiers).

Las, très vite il est apparu que les chiffres d'audience astronomiques annoncés par Tariq étaient quelque peu exagérés. Il a fallu revenir sur terre, et l'atterrisage a été plutôt brutal. La société perdait beaucoup d'argent. 

Nous avons longuement débattu avec Tariq de l'avenir de Netvibes, et du modèle économique: Il ne jurait que par les "widgets sponsorisés", moi j'étais convaincu que le seul business serait B2B. Nos conceptions étaient irréconciliables. J'ai fait venir mon ami Freddy Mini, un entrepreneur très expérimenté, et je suis parti.

Les investisseurs de Netvibes, Index et Accel, ont eu la bonne idée de nommer Freddy CEO après mon départ. 

La manière dont celui-ci a réussi à developper le business B2B, en Europe et aux US, est vraiment remarquable. En positionnant Netvibes comme un dashboard (tableau de bord) pour regrouper l'information utile aux entreprises (e-reputation, intranet, ...) on peut dire que Freddy a sauvé Netvibes.

Aujourd'hui Dassault Systèmes rachète la société 20 millions d'euros, ce qui permet aux investisseurs de récupèrer leur mise. Ce rachat assure la pérénnité de l'entreprise, je suis heureux pour l'équipe et pour Dassault Systèmes, qui après l'acquisition d'Exalead met la main sur une nouvelle pépite créée par des entrepreneurs français.

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 11:45

Sympathique soirée hier à l'occasion de la remise des prix du Meilleur du Web, à Geneva uptown. A l'invitation de Thierry Weber j'avais accepté de participer au jury. 200 personnes étaient présentes hier soir, agences et startups, sans oublier Vinvin qui jouait l'animateur taquin. Je suis frappé par le nombre de startups autour du lac Léman, plutôt élevé en proportion de la population. C'est un des charmes de Genève. 

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ça a été l'occasion de voir pas mal d'amis, Nicolas Dengler (Betternbetter et pas mal d'autres projets...), Raphael Briner (Hyperweek), Sandrine Szabo (Netinfluence)... mais toutes les startups et toutes les agences n'étaient pas là pour cette première édition, je suis sûr qu'il y aura deux fois plus de monde l'an prochain vu le succès d'hier.

Sandrine a réalisé une campagne de com des startups suisses pour Le Web à Paris que j'aime bien: "More Than Chocolate". La campagne est financée par Alp ICT un organisme de promotion des startups. Humour suisse et concision: efficace, bravo Sandrine!

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 16:17

Comment avoir de la chance? 

C'est une question qu'on m'a souvent posée après la réussite de Kelkoo: Ai-je eu de la chance? la réponse est oui.

Mais comme Didier Lombard, professeur de management Phillipe Gabilliet, Directeur Directeur Scientifique du European Executive MBA et Professeur de Leadership à ESCP Europe, vous l'explique dans cette vidéo, avoir de la chance n'a pratiquement rien à voir avec le hasard ou la bonne étoile.

Il s'agit plutôt d'une compétence qui se se travaille!!!

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 15:51

On me demande souvent quels sont les conseils que je pourrais donner à un jeune entrepreneur pour réussir. Je n'ai pas de recette miracle, mais j'ai des principes auxquels je crois et que j'essaye d'appliquer dans mon entreprise. L'entreprise est une aventure humaine, faite de passion, de rêve et de beaucoup de réalisme. Voici quelques conseils.

 

1. Choisissez soigneusement vos associés

Certains se lancent seuls dans la création d'entreprise. Moi non, j'ai toujours eu des associés. Un bon associé c'est quelqu'un qui vous complète, capable de faire mieux que vous dans ses domaines d'expertise, capable de vous challenger et aussi de vous suppléer quand vous avez un coup de pompe.

Chez Wikio je n'ai pas un mais plusieurs associés: Laurent, Bertrand, Fred, Serge, Julien, Gilles, Andrea ... OK, c'est parce qu'on a fusionné plusieurs entreprises, vous n'êtes pas obligés d'en avoir autant mais avoir au moins un bon associé ça me parait fondamental.

 

2. Recrutez des gens meilleurs que vous

La richesse d'une startup ce sont ses collaborateurs, leur expertise, leur capacité à apprendre de nouveau, à innover, à prendre des risques, à s'entraider et à aller vite.

Je dis toujours à mes associés et aux managers: essayez de recruter des gens encore meilleurs que vous! et donnons plus de responsabilités à ceux qui peuvent nous aider à faire grandir l'entreprise.

C'est un grand bonheur pour moi de voir des jeunes qui démarrent dans l'entreprise et démontrent en quelques mois leur potentiel. Ils ne sont pas rares, ceux qui vont ensuite créer leur propre entreprise, et je les y encourage!

 

3. Ne laissez rien au hasard

Connaissez votre marché mieux que personne, soyez le meilleur expert de vos concurrents. Apprenez d'eux, imitez-les au besoin, anticipez sur leurs mouvements...

Vous avez une idée géniale? vérifiez d'abord, avant de vous emballer, si elle n'a pas déja été tentée ailleurs, et cet ailleurs, sur Internet, c'est le plus souvent le marché américain.

Les heures que vous passez à surfer sur le web US, ce sont des heures de gagnées et non des heures perdues.

 

4. Revenu, revenu, revenu!

Contrairement à la légende, une startup Internet c'est une entreprise normale, elle gagne de l'argent ou elle disparait. Ah, il y a twitter qui semble démontrer le contraire? j'ai expliqué pourquoi dans ce billet.

Pour vous qui n'avez pas créé Twitter, il est vital de monnayer votre savoir-faire et de faire croître vos revenus. Vite, car il faut payer les salaires.

Recrutez des commerciaux qui ont faim! il vaut mieux embaucher des jeunes qui ont la pêche et que vous formerez, que des seniors qui risquent de se reposer sur leurs lauriers. Créez une vraie culture commerciale dans votre entreprise, tout le monde doit être derrière les commerciaux pour les aider à vendre et satisfaire les clients.

 

5. Ne mettez pas tous vos oeufs dans le même panier

Rares sont les services Web qui connaissent un véritable succès grand public, et deviennent des marques ou au moins des succès d'audience.

Si votre projet n'est pas assez fort pour devenir le nouveau Facebook, alors soyez réaliste et pragmatique. Ne misez pas tout sur un service gratuit en comptant sur les recettes publicitaires. Soyez lucide sur la solidité de votre business model, votre capacité à générer suffisamment de revenus.

Vous développez des technologies? réfléchissez à toutes leurs applications possibles, et pas seulement à la première qui vous vient à l'esprit.

Faites du B2B en même temps que du B2C

 

6. Ne soyez pas têtu

Si vous vous heurtez à un mur, cherchez s'il y a une porte avant d'essayer de le défoncer. Ecoutez les opinions de vos partenaires, de vos clients et de vos proches, et n'hésitez pas à changer d'avis.

Il vaut mieux reconnaître qu'on s'est trompé avant qu'il ne soit trop tard.

 

7. Soyez parano mais profondément serein

C'est Andy Grove, le fondateur d'Intel, qui disait: "only the paranoid survive". Entrepreneur, il vous faut anticiper ce qui peut vous arriver de pire, pour éviter le problème et si cela se produit être prêt à réagir.

Trop d'entreprises se sont laissé endormir par une situation trop confortable, et ont manqué un virage crucial. 

Si ça va bien, demandez-vous constamment ce qui risque de mal tourner!

Mais votre rôle de chef d'entreprise n'est pas d'avoir un comportement anxiogène avec vos collaborateurs. Ils ont besoin de savoir que vous êtes vigilant, mais pas de subir votre stress.

Faites-leur donc partager votre sérénité ... que vous aurez atteinte à force de vous inquièter!

 

8. Soyez exigeant envers vous-même et avec vos équipes

Dans la réussite, l'idée c'est important, mais l'exécution est plus importante encore.

Si vous développez un service Internet, tout le monde doit regarder l'écran comme un simple utilisateur (y compris les développeurs!)

Fixez-vous des normes de qualité élevées, faites-en une obsession et surtout ne cessez jamais de rappeler à vos équipes que le client attend une qualité totale, et qu'il a raison. 

 

9. Mesurez, mesurez, mesurez ...

Internet est un univers de statistiques, ou tout se mesure: le trafic, temps passé, les clics, le partage, la e-reputation...

Assurez-vous que vous avez les bons outils, faites un dash-board et surveillez les indicateurs de votre business comme le lait sur le feu. 

Depuis 10 ans, la première chose que je fais le matin en buvant mon café, c'est regarder les stats.

 

10. Partagez le succès

Traditionnellement les stocks-options (= option gratuite permettant d'acheter des actions plus tard à un prix fixé à l'avance) étaient pour les startups le moyen privilégié pour associer les meilleurs collaborateurs au capital. Objectif: leur permettre de gagner eux aussi de l'argent en cas de revente ou d'entrée en bourse. Malheureusement, après les abus très médiatisés de quelques grands patrons du CAC40, gauche et droite se sont entendues pour taxer le système à un point tel qu'il est quasiment abandonné pour les salariés français des startups. 

En attendant que les politiques comprennent qu'ils ont fait une connerie, si certains de vos collaborateurs croient très fort au projet et sont prêts à prendre des risques, il peuvent toujours acheter des actions, ou des options (payantes celles-la). Et rien ne vous interdit de leur verser une prime.

 

 

Allez, un 11e conseil pour la route ...

 

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11. Faites-vous plaisir!

On n'entreprend pas pour gagner le jackpot, mais par passion pour l'aventure humaine. Si le jackpot arrive au bout du chemin, c'est bien. Mais le plus important pour vous, c'est d'apprécier le chemin.

J'ai adopté depuis plusieurs années un slogan: "Playing to Win".

Pour moi cela signifie beaucoup plus que "Jouer pour Gagner". C'est quelque chose comme: "Vous aurez d'autant plus de plaisir à Jouer que vous Jouez pour Gagner"

 

 

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 11:30

Les dispositifs JEI (Jeunes Entreprises Innovantes) et CIR (Crédit Impôt Recherche) sont bien connus pour favoriser l'emploi des chercheurs en France. Pour une entreprise de technologie, être reconnue JEI, c'est bénéficier pendant 8 ans d'une exonération des charges patronales, pour les salariés participant à la R&D (Recherche et Développement). Les charges patronales, cela représente rappelons-le la moitié du salaire brut. C'est particulièrement important pour les chercheurs et les développeurs, dont le salaire chargé représente un coût difficilement supportable pour une startup, c'est-à-dire une entreprise en démarrage, dont les revenus suffisent rarement à couvrir les dépenses les premières années. 

 

L'Etat change les règles au milieu de la partie

 

Quand on dirige une entreprise, on planifie, on essaye de prévoir au plus près les coûts et d'estimer les recettes, afin d'assurer la pérénité de la société et le paiement des salaires. Quand on embauche, on tient compte des règles existantes, notamment en matière de charges. Je ne vous cache pas que le dispositif JEI nous a fortement encouragé ces dernières années à recruter des chercheurs et des développeurs de haut niveau chez Wikio, pour travailler sur les technologies d'analyse de l'information qui sont au coeur de notre métier.

 

Mais voila que tout d'un coup l'Etat décide de changer les règles.

 

La proposition de loi du PLF 2011 prévoit de réduire les mesures phares du statut, en introduisant les limitations suivantes:

  • Plafond de rémunération mensuelle brute par personne, fixé à 4,5 fois le salaire minimum
  • Plafond annuel de cotisations éligibles par établissement, fixé à trois fois le plafond annuel de la sécurité sociale, soit 103 K€ pour 2010.
  • Diminution progressive des exonérations au cours de la vie de l’entreprise en instaurant une dégressivité entre la 4ème et la 7ème année suivant la création de l’établissement.

Concrètement, pour une entreprise comme la nôtre, cela va alourdir très sensiblement nos charges, car nous ne sommes plus une micro-entreprise, mais une PME de 120 personnes. L'économie réalisée par l'Etat est ridicule à son échelle, on parle d'une cinquantaine de millions. Mais à notre échelle, cela ne va pas nous faciliter la vie. Nous n'allons heureusement pas devoir licencier une partie de nos développeurs, mais nous allons être plus prudents sur les embauches. Nous nous développerons peut-être moins vite.

 

C'est dommage que ce gouvernement, plutôt que de raboter les aides aux startups, ne choisisse pas plutôt de gaver un peu moins les grandes entreprises, qui sont les principales bénéficiaires du Crédit Impôt Recherche, et autres Grand Emprunt (allez voir l'usine à gaz décrite par Olivier Ezratty, mais comme on dit en langage énarchique, "tout est déja flèché", ce n'est pas pour les startups).

 

Dans la même inspiration, il est je crois question de réduire la réduction d'ISF consentie pour les investissements dans les PME, et notamment les startups. Dommage, vraiment, pour une fois que Sarkozy avait pris une bonne mesure.

 

--> communiqué de France Biotech

--> groupe facebook "sauvons les JEI"

--> Plus de réactions sur le rabotage du statut JEI

 

Post Scriptum: Je fais partie de ceux qui pensent que la société française se porterait mieux si les charges sociales et les impôts étaient moins élevés (et les salaires nets plus élevés). Mais la baisse des charges sociales en France, ce n'est pas pour demain comme vous vous en doutez.

 

Les dispositifs ciblés de réductions de charges sont donc des pis-aller, mais ils ont le mérite d'exister. Dans le cas du JEI il s'agit de favoriser le développement d'emplois et d'entreprises de haute technologie. Est-ce important ?

 

 

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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 08:01

Une startup française est en train de faire un véritable carton sans faire beaucoup de bruit: Criteo.

Fondée en 2005 par Jean-Baptiste Rudelle, lequel avait déja réussi un joli coup avec Kiwee (logos et sonneries), société revendue à American Greetings pour un montant non-communiqué, Criteo a tout d'abord développé un "moteur d'analyse prédictive". Concrètement Jean-Baptiste Rudelle et son équipe commencent par proposer un moteur de recommandation produits aux e-commerçants, un marché peu rentable, puis changent d'idée et se lancent sur un nouveau marché: le reciblage publicitaire.

L'idée est géniale: Criteo achète les espaces invendus sur les sites Internet, au CPM (coût pour mille), monétise cet espace grâce à son moteur de recommandation qui propose des offres de e-commerçants, et revend le trafic au CPC (coût par clic) aux mêmes e-commerçants. Pour être plus précis: "Criteo diffuse des bannières publicitaires affichant les produits consultés mais non achetés par un visiteur sur un site marchand. Ce mécanisme est assez puissant puisqu’il permet au e-commerçant de rester en contact avec un potentiel client encore indécis en lui soumettant à longueur de journée les produits sur une quantité importante de sites qu’il consulte." pour reprendre l'explication de Criteo
 

Etant donné les quantités gigantesques d'espace invendus sur Internet, les CPM sont très faibles. Et le reciblage de Criteo est tellement efficace qu'il lui permet de très très bien gagner sa vie: Criteo est devenu le second acheteur d'espace sur l'Internet français derrière Ebay! j'estime son chiffre d'affaires 2010 à une cinquantaine de millions d'euros...

Criteo est la nouvelle success story de l'Internet français, et elle n'a pas fini de grandir. Chapeau!

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