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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 17:37

L'Internet bashing est très à la mode dans certains milieux, politiques, mediatiques (old media), et people. Beaucoup de ces gens n'utilisent pas Internet, ou très peu, ils vivent dans une culture pré-Internet.

Mais il y a plus. Internet est un media social, tout le monde a le droit de s'y exprimer... c'est cela qui les énerve tant. La classe dirigeante est tellement habituée à maîtriser les medias à coup de discrètes subventions et de coups de fil aux rédacteurs en chef. 

Cracher sur Internet c'est devenu comme un signe de reconnaissance dans ce milieu.  

Quand on est une personne publique, il faut pourtant s'attendre à se faire critiquer. Les lois s'appliquent sur Internet comme ailleurs, si on est gravement insulté ou agressé, des poursuites en diffamation peuvent être engagées. Mais il est plus facile de taper sur "Internet". Ils ne se rendent pas compte qu'"Internet" ce n'est personne, ou plutôt c'est tout le monde: ceux qui crachent sur Internet insultent en réalité des millions d'internautes.

Même des personnalités plutôt sympathiques se laissent aller.

Justement, qui vient de déclarer: "Internet est devenu un dépotoir ou on crache à toute patate"?

Répondez au sondage!

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 15:57

La fameuse affaire Fuzz vient de trouver, enfin, un dénouement heureux.

 

L'avocat Emmanuel Asmar et son client Olivier Martinez sont à nouveau perdants en cour de cassation, qui juge que le site Fuzz.fr ne peut pas être tenu pour responsable du lien publé par un internaute vers un article de Gala.fr concernant Martinez et une rumeur de liaison.

 

L'avocat croyait bien pouvoir écraser Eric, simple blogueur et éditeur du site Fuzz.fr, après une condamnation hative d'un juge de référé qui avait mis toute la blogosphere en émoi. Cette condamnation m'avait véritablement outré car totalement injuste et aberrante.

 

Eric Dupin hésitait à faire appel, peu enclin à rentrer dans une procédure qui s'annonçait longue et probablement coûteuse.

 

Le 27 Mars 2008, je lui ai donc adressé un mail lui proposant de prendre en charge les frais de procédure en les réglant de ma poche. Eric a accepté tout de suite mon soutien.

 

Il s'agissait d'un soutien à titre purement personnel, moral et financier. Bien que Fuzz soit à l'époque une sorte de concurrent de Wikio, je ne pouvais pas laisser faire cette injustice.

 

J'ai donc suivi avec beaucoup d'attention toute la procédure pendant 3 ans, étudié les arguments de la partie adverse, et ceux d'Olivier Iteanu, l'avocat de Fuzz qui a fait une oeuvre de pédagogie remarquable avec Ségolène Rouille-Mirza pour expliquer la situation aux juges. J'ai payé leurs honoraires comme je m'y était engagé auprès d'Eric.

 

Nous avions convenu de ne pas rendre public mon soutien avant la fin de l'affaire, nous y sommes.

 

Asmar avait perdu en appel en Novembre 2008, il perd de nouveau en cassation. Fuzz a gagné.

 

J'en suis heureux pour toi Eric. C'est le bon sens qui a gagné.

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 15:41

Le Week-end dernier, quand j'ai réalisé l'ampleur de l'action des gouvernements pour réduire Wikileaks au silence, je me suis dit: il faut tirer la sonnette d'alarme. Il faut que les gens se rendent compte de ce qui se passe, et en tout premier lieu les journalistes.

La première tentative de censure mondiale de l'Internet.

Pour la première fois le gouvernement américain utilise ses moyens de guerre électronique, et l'attaque est tournée non pas contre une dictature, mais contre Wikileaks - qui est qu'on le veuille ou non un organe de presse!

Une semaine plus tard, en dehors des journalistes Internet (voir aussi ceci), la presse ne fait toujours pas son boulot. Elle n'informe pas convenablement ses lecteurs, et ne montre pas la moindre solidarité avec Assange et son équipe, c'est le moins qu'on puisse dire. 


Certes les journaux diffusent les dépêches: tiens! Paypal a fermé le compte de Wikileaks. Tiens, Visa aussi. Tiens, maintenant c'est Mastercard. Ah! Les suisses de Postfinance aussi ... Mais d'analyse journalistique, point. C'est sans doute trop compliqué d'expliquer (de dénoncer?) la stratégie d'étouffement financier, la guerre électronique menée par la CIA, l'hystérie de certains milieux américains?

 

Heureusement il y a les blogs et les medias en ligne pour s'informer. 

Parmi les multiples strates de la stratégie américaine dans cette affaire, salir Assange n'est pas la moins importante. Le personnage est controversé? On va en faire un "violeur". Le journaliste de l'agence gouvernementale AFP qui écrit hier dans sa dépêche qu'Assange est arrêté pour "viol et violences sexuelles" sans le moindre recul ni explication est-il juste incompétent, ou bien participe-t-il sciemment à cette guerre de la (dés)information? Tous les journalistes qui reprennent en boucle la calomnie sont-ils eux aussi incompétents? Ou ont-ils en réalité choisi leur camp? et malheureusement, ce camp n'est pas celui des medias libres, c'est celui des puissants, furieux de voir leurs secrets dévoilés en place publique.

L'affaire Wikileaks met en réalité à nu les médias. Les vieux medias, qui font partie de l'establishment, entretiennent des relations sans préservatif avec le pouvoir. Ils sont payés pour (se) coucher, à grands coups de subventions.

La presse traditionnelle n'est plus un contre-pouvoir: elle fait partie du pouvoir. Comme les politiques, elle a peur d'Internet, ce média du peuple qui casse son monopole sur l'information.


PS: la palme de la  journaliste la plus hystérique de France va à Catherine Nay sur Europe 1, qui déclare '"Internet c'est pire que la Stasi" (les services secrets de l'Allemagne de l'Est de triste mémoire). Elle est le digne pendant de l'éditorialiste du Washington Times qui titre: "Assassinate Assange".

 

Mise à jour 11 décembre: Libération sauve l'honneur de la presse française. Les autres grands quotidiens, Le Monde (qui bénéficie pourtant des fuites), Le Figaro, Les Echos etc ne font toujours pas preuve de la moindre solidarité, et n'informent pas vraiment leurs lecteurs sur l'offensive internationale des gouvernements pour censurer Internet. 

 

A lire aussi, le point de vue d'Eric Scherer, journaliste et analyste reconnu de la révolution numérique des medias.

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 11:00


We need to face facts: the governments of the entire world have joined forces to silence WikiLeaks.
It’s the first infowar: for the first time, on the Internet we are seeing attempted censorship on a global level at work. To counter them, the defenders of freedom on the net are going to join forces in the entire world.
 
There are unequal forces pitted against each other: on the one side the powers of the State, the intelligence agencies which will do whatever it takes to silence Assange. On the other side the WikiLeaks team and all the geeks on Earth ready to support it. Geeks from all countries, let us unite!
 
This information war will sign the beginning of a new era. Either the governments will achieve their aim of gaining control of the Internet, or the geeks will manage to win this battle over freedom and the democracy of the future.
 
I’m interested to see if the newspapers that have been able to publish the WikiLeaks leaks, like Le Monde in France, will come out clearly for or against the governments’ censorship and their underhand methods. With regards to methods, we have heard everything about those of WikiLeaks but we must keep in mind that: 1/ WikiLeaks only obtained data passed on by an American soldier and additionally took the necessary precautions to protect the people mentioned in the American documents before disseminating them. 2/ The American soldier who passed on the information is inside, and will be for quite some time.
 
The core of the debate is this- can governments legitimately censor the dissemination of information that annoys them?
 
If we were to apply this situation to the ancient world, the governments’ attempt to censor WikiLeaks would be comparable to the French government censoring Le Canard Enchaîné*. Unthinkable? And yet ... the governments’ attempt is on the same scale as American power… that’s to say, massive!
 
First of all, sully and paralyze. An international arrest warrant was issued by Interpol for the founder of WikiLeaks, Julian Assange, for sexual assault allegations in Sweden. This affair, which came to light following the last wave of revelations published on the site a few weeks ago, had been presented as a rape allegation. It turns out that the plaintiff is complaining about the fact that apparently the condom tore whilst the two were having consensual sex. Assange really deserves to be on the list of the world’s most wanted criminals, doesn’t he? It is fairly hard not to see the delicate hand of the CIA in collaboration with the Swedish authorities in this grotesque story.
 
Next, block. Attack the WikiLeaks’ servers so as to silence them, this is what is called ‘denial of service’... it’s all go ... all the CIA’s hackers are on it, and therefore the WikiLeaks’ servers are down most of the time.
 
Eliminate. The American government put pressure on Amazon which hosted WikiLeaks. Amazon, obviously, gave in and WikiLeaks had to find another host... 


(Update: since I wrote this article, we have also seen Paypal and a swiss bank closing Wikileaks accounts to make donations more complicated)

 
Evict. WikiLeaks had found a host in France, indeed in the ‘land of freedom’. Until Besson, (ex-Immigration Minister who has become the scapegoat for those against the deportation of immigrants) decided to apply his old methods on his new ministry- digital technology: out you go WikiLeaks!
 
And there, I have to admit that I feel ashamed ... ashamed that this government- no more than the Swedish government- has not been capable of resisting against the pressure of the American government, led by (let’s not forget) the well-known democrat, Obama.
 
To make sure that it is well protected, the American government has gone as far as killing the Wikileaks.org’s domain name! Now that’s a first!!!!!!!
 
Julian Assange has let it be known that he has sent documents to 10,000 people just in case anything should happen to him. Regardless of whether this is true or false, we can imagine that he had already anticipated this information world war that he has set off. I am worried about him, they are more than likely going to catch him and lock him up, or will we find out that he has committed suicide tomorrow morning?
 
The WikiLeaks revelations send a torrent of fresh air through the corridors of international diplomacy. Does that upset those in power? Let’s stick by Assange and his team!
 
We are all Julian Assange! (Or we would like to be!)
 
PS: The resistance is coming together: here is how to access WikiLeaks
 
P.P.S. more info

Translator’s note:

*Le Canard Enchaîné is an independent weekly satirical newspaper similar to Private Eye in the UK.

 

 

Pierre Chappaz

CEO Wikio Group

 

Translated by Lorna Miskelly

 

wikileaks

Illustration: Geoffrey Dome

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 10:05

J'emprunte le titre de ce billet à Matthew Ingram sur le blog d'Om Malik GigaOM Like It or Not, WikiLeaks is a Media Entity :

 

Wikileaks est-il un organe de presse? a-t-il ou non droit aux même protections que la presse dans nos sociétés démocratiques ? c'est bien le fond du débat.

 

Si la réponse est non, alors l'incroyable guerre que font les gouvernements du Monde entier contre Wikileaks peut paraître légitime, quelles que soient les méthodes employées, méthodes que je dénonce dans mon précédent billet "Wikileaks, la première Infowar a commencé".  

 

Certains prétendent disqualifier Wikileaks au motif que les révélations charrient de la boue. De la boue les cables diplomatiques révélés par Wikileaks? je ne trouve pas. J'y trouve au contraire de nombreuses informations très utiles pour mieux comprendre les relations internationales, par exemple en ce qui concerne la Chine et l'Iran.

 

Wikileaks fait le même travail que la presse d'investigation, avec les moyens décuplés qu'apporte Internet. Notamment sa diffusion mondiale, et la protection de ses sources par des techniques très avancées de cryptographie. Le soldat Bradley Manning, qui a communiqué à Wikileaks le fichier des cables diplomatiques a eu le tort de se vanter autour de lui de son exploit, sans ça, il serait bien tranquille.

 

L'ampleur de la fuite, le déchainement d'hystérie aux Etats-Unis ou certains, tels Sarah Palin ou l'éditorialiste du Washington Times, appelent à l'assassinat de Julian Assange, peuvent empêcher de réfléchir calmement à l'enjeu. Et l'enjeu est énorme: il s'agit de notre conception de la liberté de l'information à l'époque d'Internet. Si on admet que Wikileaks soit censuré, et son leader emprisonné ou même assassiné, que se passera-t-il demain? dans quelle société de surveillance et de répression risquons-nous de vivre?

 

La presse a toujours diffusé des fuites


Quand le Canard Enchaîné diffuse des documents confidentiels qu'il s'est procuré par Dieu sait quel moyen, ce qui arrive à peu près toutes les semaines, est-ce qu'on lance ainsi une chasse à l'homme? est-ce que le gouvernement le censure?

 

A-t-on censuré Mediapart qui diffusait les enregistrements des conversations de Lilianne Bettencourt?

 

C'est l'un des fondements de la démocratie: en démocratie, le Pouvoir n'a pas le droit de censurer une information. C'est à la Justice que revient éventuellement la responsabilité de se prononcer et de prendre les mesures qu'elle jugera nécessaires.

 

Comment ne pas voir que Wikileaks ne fait que poursuivre avec les moyens d'Internet ce noble travail d'enquête de la presse qui a toujours tellement dérangé les puissants?

 

Si Wikileaks avait existé au moment du déclenchement de la guerre d'Irak, est-ce que Bush aurait pu tromper l'opinion avec sa fable des armes de destruction massive?

 


La presse doit défendre Wikileaks et la démocratie

Wikileaks fait le boulot de la presse, on doit lui reconnaître le statut de la presse.

C'est d'autant plus nécessaire que l'Etat victime des fuites, superpuissance planétaire, dispose de tous les moyens, assisté de ses vassaux, pour le réduire au silence.

 

Il est temps que les journalistes réagissent! et ne se contentent pas d'égréner les informations: tiens, Paypal ferme le compte de Wikileaks, tiens, Besson veut expulser Wikileaks de France, tiens, aux US il est interdit aux fonctionnaires de lire des informations diffusées par Wikileaks , tiens ... ne serait-il pas temps de faire une bonne synthèse de tout cela, messieurs, et de dénoncer cette incroyable offensive mondiale contre la liberté de la presse?


Et de grâce, n'entretenons pas la confusion entre la (nécessaire) protection des données privées des individus sur Internet, et celles des Etats. La démocratie, c'est aussi le contrôle des Etats, ce qui passe par une presse et un Internet libre d'enquêter sur tous les sujets.

 

Ce que disent les blogs et les medias sur Wikileaks:

En France

Aux US


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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 18:25

Il faut se rendre à l'évidence: Les gouvernements du monde entier se sont ligués pour faire taire Wikileaks.

C'est la première Infowar: pour la première fois, une tentative de censure est à l'oeuvre à une échelle mondiale sur Internet. Pour la contrer, les défenseurs de la liberté du Net vont se liguer dans le monde entier.

 

Les forces sont inégales: d'un côté les pouvoirs d'Etat, les agences de renseignement prêtes à tout pour réduire Assange au silence. De l'autre, l'équipe de Wikileaks et tous les geeks de la planète prêts à la soutenir. Geeks de tous les pays, unissez-vous!

 

Cette guerre de l'information sera fondatrice. Soit les gouvernements réussiront à mettre l'Internet sous contrôle, soit les geeks parviendront à gagner cette bataille qui concerne la liberté et la démocratie du futur.

 

J'attends avec intérêt que les journaux qui ont bénéficié des fuites de Wikileaks, comme Le Monde en France, prennent clairement parti pour ou contre la censure des gouvernements et les méthodes barbouzardes. A propos de méthodes, on a tout entendu concernant celles de Wikileaks, mais il faut se souvenir que 1/ Wikileaks n'a fait que recueillir les données transmises par un soldat américain et a pris toutes sortes de précautions pour protéger les personnes citées dans les documents américains avant de les diffuser et 2/ le soldat américain qui a transmis les informations est en tôle, et pour un bon moment.

 

Le fond du débat c'est: est-ce que les gouvernements peuvent légitimement censurer la diffusion d'informations qui leur déplaisent?

 

Appliqué au monde ancien, la tentative de censure des gouvernements contre Wikileaks est comparable à ce que serait une censure du Canard Enchaîné par le gouvernement français. Impensable? et pourtant ... la tentative des gouvernements est à l'échelle de la puissance américaine ... énorme!

 

D'abord, salir, et paralyser. Mandat d'arrêt international d'Interpol contre son fondateur Julian Assange, au motif qu'il aurait agressé sexuellement une femme en Suède. Cette affaire, lancée contre lui lors de la précédente vague de révélations du site il y a quelques semaines, avait été présentée comme une accusation de viol. Il s'avère que la plaignante se plaint seulement du fait qu'un préservatif se serait déchiré au cours d'un rapport sexuel désiré. Il y a vraiment là de quoi mettre Assange sur la liste mondiale des criminels les plus recherchés, vous ne trouvez pas? Comment ne pas voir dans cette grotesque histoire la main de la CIA, avec la collaboration des autorités suédoises?

 

Ensuite, bloquer. Attaques contre les serveurs de Wikileaks dans le but de les réduire au silence, ce qu'on appelle le "déni de service"... ça n'arrête pas ... tous les hackers de la CIA sont sur le coup, et les serveurs de Wikileaks sont down la plupart du temps.

 

Eliminer. Pressions du gouvernement américain contre Amazon qui hébergeait Wikileaks. Amazon, évidemment, s'est couché et Wikileaks a dû chercher un autre hébergeur ... 

 

Expulser. Wikileaks avait justement trouvé un hébergeur en France, le "pays de la liberté". Voila que Besson, ce ministre devenu tête de turc des opposants aux expulsions d'immigrés, applique au numérique, sa nouvelle responsabilité, les mêmes méthodes: dehors Wikileaks!

 

 

Là, j'avoue que j'ai la honte ... la honte que ce gouvernement, pas plus que le gouvernement suédois, ne soit pas capable de s'opposer aux pressions du gouvernement américain, dirigé par le grand démocrate Obama.

 

Pour plus de sûreté le gouvernement américain a carrément tué le nom de domaine Wikileaks.org! inoui !!!!!!!

 

Julian Assange a fait savoir qu'il a diffusé les documents à 10.000 personnes s'il lui arrive quelque chose. Vrai ou faux, on peut imaginer qu'il avait anticipé cette guerre mondiale de l'information dont il est l'élément déclencheur. Je suis inquiet pour lui, ils vont sans doute le capturer et le mettre en tôle, à moins que nous n'apprenions son suicide demain matin?

 

Les révélations de Wikileaks sont un torrent d'air frais sur la diplomatie internationale. Cela dérange les puissants? soyons solidaires d'Assange et de son équipe!

 

Nous sommes tous des Julian Assange! (ou nous aimerions!)

 

PS1:  la résistance s'organise: voici comment accéder à Wikileaks

 

PS2: plus d'infos

 

PS3: Mise à jour = Voici maintenant Paypal qui ferme le compte de Wikileaks pour empêcher les dons des internautes. Le plan du gouvernement américain contre Wikileaks ne laisse décidemment rien au hasard.

 

wikileaks.jpg

 

 

  Illustration: Geoffrey Dome     

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 10:03

Figurez-vous que j'ai eu, il y a quelques jours, la visite d'Eric Walter le secrétaire général d'Hadopi, qui est venu chez moi près de Nice avec Clémence Fournier sa directrice de la com. Au début quand il m'a contacté j'ai été interloqué par sa proposition de rencontre, je me demandais "mais que veux-t-il?", il avait sans doute remarqué mes prises de position vigoureusement opposées à cette loi, mais bon, que venait-il chercher?

Après un déjeuner ensemble et quelques heures de discussion assez approfondie, j'ai découvert un personnage plutôt sympathique et habile, mais je ne suis guère plus avancé. Visiblement, il réfléchit à la com d'Hadopi en prévision du début imminent des campagnes d'emails destinées à faire peur aux vilains téléchargeurs. 

Je lui ai évidemment rappelé que côté com, Hadopi était mal parti avec la très choquante première version de la loi heureusement retoquée par le Conseil Constitutionnel, l'absence totale d'écoute face à la révolte des internautes et des blogueurs, etc. Je lui ai d'ailleurs conseillé de poursuivre le dialogue avec ses opposants, des blogueurs par exemple (j'ai mentionné Korben ...Manu il a paru interessé à te rencontrer, si ça te tente dis-moi que je te mette en contact), et aussi les défenseurs de la liberté du Net comme la Quadrature du Net ... là, Eric a plus de mal ...

Dans le détail, il m'a expliqué que le logiciel de sécurisation des routeurs Wifi était enterré, que les internautes poursuivis pourraient se défendre, ... mais aussi qu'Hadopi ne disposera d'aucune donnée quantitative pour distinguer les téléchargeurs professionnels des occasionnels car ils vont procèder par sondages... voir par exemple qui a téléchargé le dernier Avatar ... hum! c'est ennuyeux pour la com ça de ne pas pouvoir distinguer la petite infraction amateur et le pro du téléchargement massif! c'est un peu comme si on condamnait un fumeur de joint comme un dealer ... est-ce bien réaliste?

Sur le fond, je soupçonne ce libéral de ne pas être très à l'aise avec le rôle répressif qui est le sien. Son rêve secret est certainement de ne pas avoir à couper une seule ligne Internet. Compte-t-il obtenir une baisse des téléchargements grâce à la simple peur du gendarme?

On verra si ça marche ... mais cet homme-là sera malheureux s'il se trouve co-responsable de l'éviction du réseau de milliers (dizaines de milliers?) d'internautes.

Lié par ma promesse de "no-blogging", je ne vous reporterai pas le reste de nos discussions sur Sarkozy, les lobbies des majors, et Internet. Dommage ;-)

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 09:24

La proposition de loi du Sénateur Masson visant à supprimer le droit à l'anonymat des blogueurs m'inquiète.

Les politiques, qui ne comprennent rien à Internet faute de l'utiliser, sont en permanence tentés de restreindre cet espace de liberté qui les gêne tant.

Les blogueurs qui choisissent l’anonymat le font pour des raisons liées à leur vie professionnelle ou personnelle. Sans cet anonymat beaucoup arrêteraient de bloguer.

Il ne faut pas croire que cette proposition de loi est une lubie: en Allemagne, les blogueurs sont déja, comme le propose Masson, obligés d'indiquer leur nom et leurs coordonnées sur leur blog!

Le résultat c'est que la blogosphere allemande est peu active: il y a moins de blogs qu'en France, moins de commentaires, ...

Il faut rappeler aux politiques que la loi existante (LCEN) apporte déja une protection efficace contre les dérives possibles, diffamation ou propagation de fausses nouvelles.

Arrêtons donc cette surenchère législative nuisible aux libertés!

Avec Frédéric Montagnon d'Over-blog, Jean-Baptiste Clot de Canalblog, Philippe Pinault de Blogspirit/Hautetfort, Tristan Nitot de Mozilla Europe, Jeremie Zimmermann et Philippe Aigrain de La Quadrature du Net nous lançons un appel pour défendre le droit à l'anonymat des blogueurs.

Mise à jour: Olivier Creiche, PDG d'EZ Embassy (distributeur du service TypePad) et Jean-François Julliard, secrétaire-général de Reporters sans frontières (RSF) ont choisi de se joindre à l'Appel, je les en remercie.

Pour soutenir cet Appel, cliquez ici!

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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 08:05

Christine Albanel, ministre de la Culture, vient de présenter devant le Conseil des ministres le texte de la loi Hadopi, conçue par une commission dirigée par l'ex Pdg de la FNAC et actuel patron du Nouvel Obs, Denis Olivennes.

La position d’UFC-Que Choisir est nette : le projet de loi "Création et Internet" est "monstrueux, conçu par les marchands de disques pour leur intérêt exclusif ". Dans un communiqué de presse, l'association de défense des consommateurs demande au gouvernement de jeter "un texte en forme de monstre juridique" aux oubliettes avant même un examen parlementaire. UFC-Que Choisir concentre ses critiques sur le volet anti-piratage : "Le texte (...)conduit à accuser à tort des personnes dont l’adresse IP aura été usurpée par un tiers, néglige les droits de la défense dont le droit à un procès équitable, permet la double peine puisque un même acte de téléchargement peut à la fois faire l’objet de sanctions par la nouvelle autorité et de poursuites pénales en contrefaçon par les ayant-droits."

On ne peut pas mieux dire. Avez-vous signé la pétition ?

(plus d'infos sur VNUNet )


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24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 11:22

Svm_2 Bravo au magazine SVM, qui a pris l'initiative d'une pétition contre la loi "contre le téléchargement illégal" issue des travaux de la commission Olivennes, ex Pdg de la FNAC. J'avais expliqué lors de la publication du rapport pourquoi ce projet me parait dangereux , sans négliger le fait qu'il signerait la fin du Wifi ouvert.

Je viens de signer la pétition, si vous voulez signer aussi c'est ici.

Mesdames et messieurs
les députés


Vous allez débattre d’un texte de loi qui voudrait résoudre le problème de l’échange illicite d’œuvres culturelles sur Internet par la répression.

Ce texte est issu du rapport Olivennes, dont les propositions ne sont, en l’état, pas satisfaisantes. Pire, nous considérons que ces mesures aggraveraient la situation.

Premièrement, elles ne montrent de l’ensemble des internautes qu’une image caricaturale de pillards.
Il existe déjà des lois pour punir la contrefaçon. Cette nouvelle loi ne va pas punir des pirates, elle va punir le public. La “riposte graduée” va traquer les petits utilisateurs, ceux qui aiment la culture, achètent des disques, paient la redevance pour copie privée de leur matériel, et assistent en masse aux concerts.

Deuxièmement, la surveillance sans pareille des activités des internautes que ces mesures impliquent n’est pas digne d’une société dans laquelle nous aimerions vivre. Nous nous inquiétons que cette surveillance soit confiée à des organismes de droit privé.
En outre, elle favorisera mécaniquement la création de réseaux toujours plus clandestins.

Troisièmement, les propositions vont instaurer une infraction à laquelle correspondra une sanction administrative, automatique et aveugle, sans possibilité de défense réelle devant un juge. De plus, on ignore sur quelle base sera estimée la gravité de l’acte.

Nous disons que la surveillance des réseaux est inefficace et indigne d’une économie moderne.

Nous disons que la coupure de l’accès à Internet et la tenue d’un fichier des internautes sanctionnés est une mesure disproportionnée, qui prive tout un foyer d’une connexion essentielle à la vie sociale.

Nous invitons les producteurs et ayants droit à s’adapter aux nouvelles façons de consommer plutôt que d’espérer en vain les juguler.

Nous exigeons aussi que soit toujours respecté le principe de neutralité des réseaux et des protocoles.

Nous appelons à une nouvelle réflexion, qui prendra cette fois en compte la voix des artistes et consommateurs, premiers concernés.

Les artistes et leur public forment un couple inséparable. Loin de dresser les uns contre les autres, cette nouvelle réflexion devra renforcer ce lien, pour le bien de tous.

Les premiers signataires

Députés européens

  • Guy Bono, PS
  • Daniel Cohn-Bendit, Les Verts
  • Alain Lipietz, Les Verts
  • Vincent Peillon, PS

Députés français

  • Martine Billard, Les Verts
  • Patrick Bloche, PS
  • Nicolas Dupont-Aignan, Debout la République
  • Noël Mamère, Les Verts
  • Christian Paul, PS

Politiques

  • Quitterie Delmas, déléguée nationale du Mouvement démocrate
  • Vincent Feltesse, maire de Blanquefort, président de la Communauté urbaine de Bordeaux et secrétaire national aux TIC du PS
  • Maurice Ronai, délégué général de Temps Réels (section Internet du PS)
  • Benoît Thieulin, secrétaire de Temps Réels

Associations

  • Aful (Association francophone des utilisateurs de Linux et des logiciels libres)
  • April (association pour promouvoir et défendre le logiciel libre)
  • Christophe Espern, collectifs Eucd.info, Laquadrature.net et Web314.org (nouveau)
  • Freenews
  • Journal du Freenaute
  • JustNeuf
  • Daniel Kaplan, responsable associatif dans les nouvelles technologies
  • n9ws
  • Aziz Ridouan, Audionautes

Chefs d’entreprise

  • Stéphane Distinguin, entrepreneur et responsable associatif dans les NTIC
  • Jean-Bernard Magescas, président de Fon France
  • Damien Jouvenceau, membre du collectif de réflexion Les Catalyseurs Numériques, rédacteur du site Zik4Zik
  • Tristan Nitot, blogueur et fondateur de Mozilla Europe
  • Stephan Ramoin, directeur du bureau d’enregistrement de noms de domaines et hébergeur Gandi.net

Artistes

  • Jeff, fondateur de Reshape Music et FairTrade Music (mouvement musique équitable)
  • The Penelopes, groupe de musique électronique
  • Qwartz Awards, collectif de 2 500 labels indépendants de musiques nouvelles
  • Richard Pinhas, compositeur
  • Didier Super, chanteur

Experts

  • Cécile Alvergnat, consultante et ex-membre de la Cnil
  • Nicolas Barcet, responsable activité serveurs chez Ubuntu Canonical
  • Lièvin Feliho : responsable du service juridique du SAMUP (syndicat des artistes interprètes et enseignants de la musique et de la danse de Paris Ile-de-France)
  • Gilles Fournel, responsable Projets et Nouvelles Technologies au ministère du Travail
  • Audrey Harris, exconseillère de Christian Paul sur la loi DADVSI
  • François Horn, maître de conférences en sciences économiques à l’Université Lille 3
  • Bernard Lang, directeur de recherche à l’Inria, vice-président de l’Aful, membre du CSPLA
  • François Pellegrini, chercheur en informatique au laboratoire Labri de l’université de Bordeaux

PS: le plus étrange dans cette affaire, sachant que Denis Olivennes est un ponte du PS. c'est que parmi les signataires 'politiques' de la pétition, on ne trouve que des députés PS et Verts, mis à part Nicolas Dupont-Aignan, souverainiste UMP.  Ohé ! députés UMP ? il n'y a pas quelques libéraux parmi vous ?? vous ne pouvez pas être d'accord avec ce projet ???

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