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28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 09:36

"La révolte des usagers" prédite par Marc Anderson a commencé. Prenez le temps de regarder ce documentaire de 45 minutes, instructif sur la cause perdue de la propriété intellectuelle...


Steal This Film II - FR from Nicolas Cynober on Vimeo.

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Published by Cathy Nivez
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commentaires

ZaraA 03/05/2008 01:30

Avec plaisir :
La première est donc à voir du côté des internautes. Il s'agit de croire que le Web permet de mettre fin au règne des intermédiaires. Elle se matérialise dans les tentatives de tisser un lien direct entre le producteur, la plupart du temps un groupe de musique, et l'amateur/internaute. L'idée derrière cela est que le consommateur prend le contrôle, préfigurant la fin de la "grande manipulation marketing". Dans les faits, les canaux du Web 2 sont déjà surexploités par les intermédiaires de toutes sortes... Et RadioHead vient d'annoncer qu'il ne re-tenterait pas l'expérience In Rainbows (et c'est tant mieux, car l'album était vendu dans un format de compression indigne, sans pratiquement aucun des bonus qui ornent les produits des plate formes de ventes en ligne: couverture, infos, bonus, etc)
Côté industriels, la nouvelle mythologie veut que le Web soit le terrain de jeux des nouveaux "modèles économiques". S'il en est qui existe et sont aujourd'hui pérenne, en fait dans la musique, il semble que cela ne soit pas si vrai. La perte des ventes du CD, ne laisse pas émerger une kyrielle de recettes annexes, bien au contraire. Dans les faits, une marque (iTunes) est en passe de remplacer, à elle seule, un support (le CD). Cette perspective est certainement à l'opposé de ce que souhaitaient les industriels...

Jean-Marie Le Ray 30/04/2008 12:51

@ ZaraA,

"Internet a créé deux grandes mythologies : l'une est chez les internautes, et l'autre est à chercher du côté des industriels..."

Il serait très intéressant que vous développiez !

JML

ignazio Lo faro 30/04/2008 07:51

oui merci Pierre pour ce lien. c'est un joli résumé et en plein dans l'actualité (voir l'affaire http://www.news.com/8301-10784_3-9930419-7.html?part=rss&subj=news&tag=2547-1_3-0-20)

Le contrôle empêche toujours l'innovation!

Samuel 29/04/2008 10:21

Ce film est intéressant pour positionner les fondamentaux du débat et la conclusion est excitante pour notre future ! Un seul défaut pour moi, il y a peu de vision exprimée... Ok, nous allons toujours continuer à créer mais que deviennent alors tous les canaux existants et surtout comment transformer ces 1000liers d'emplois vers de nouveaux modèles ? C'est bien, il y a encore du pain sur la planche !

Laure 29/04/2008 08:37

Cela rejoint le point de vue libertarien au sujet de la "propriété" intellectuelle, qui est complètement opposé à ce que pratique le droit positif actuel (défendu par nos chers Maîtres, bloggeurs ou non, tel eolas)...

La "propriété" intellectuelle n'est qu'une invention utilitariste qui ne relève pas de la propriété naturelle. On est donc libre de copier, plagier, etc. Il revient aux auteurs de défendre leurs œuvres par des procédés de clôture appropriés (ou pas de clôture du tout) sans se reposer sur le droit positif, qui est liberticide et en même temps stérile dans son action.

http://www.wikiberal.org/wiki/Propri%C3%A9t%C3%A9_intellectuelle

ZaraA 28/04/2008 11:36

Intéressant en effet. Déjà vu pour la plupart et sans réelles avancées dans la démonstration. Dommage.
Car ce que ne dit pas ce documentaire, c'est que justement les droits d'auteurs, dont le contenu intrinsèque est incroyablement mouvant selon les époques et les lieux, ont été inventés, non pas pour rectifier un monde dans lequel se faisait la copie, mais bien pour accompagner cet acte fondamental de distribution de la culture qu'est cette copie. Ils en sont les enfants. (A propos faudrait dire au mec qui cite au départ les différents droits que celui sur les pensées n'existe pas).
Deuxièmement, le documentaire semble glisser un peu trop facilement vers un amalgame courant : fin du droit d'auteur, donc fin de la commercialisation des oeuvres. Ce qui est complètement faux. La fin du droit d'auteur tel qu'on le connaît n'a rien à voir avec les difficultés des maisons de disques. Acheter une oeuvre n'est pas un acte qui nécessite un régime de droits d'auteurs. Il peut se satisfaire d'une simple transaction. Autrement dit vendre un contenu sur le Net ne pose pas de grande difficulté à partir du moment où il existe un rapport de connivence entre le vendeur sur l'acheteur concernant la valeur du bien.
Enfin, les jeunes gens interviewés qui pour la plupart vous expliquent qu'ils n'ont jamais payé pour de la musique, me rassurent... Parce qu'à leur âge j'en faisais de même avec mes K7 !! En revanche, pourquoi ne pas regarder l'évolution actuelle ? Où l'on s'aperçoit que les personnes plus âgées commencent à regarder comment se procurer de la musique par des canaux plus sûrs, rapides et facile d'accès. Sinon comment expliquer qu'iTunes ait pu ne serait ce que vendre 1 morceau ?
Internet a créé deux grandes mythologies : l'une est chez les internautes, et l'autre est à chercher du côté des industriels...

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