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11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 07:52

Baril en hausse, Google, Apple, eBay, Yahoo!, Microsoft en baisse.

La hausse du prix du pétrole résulte essentiellement de la spéculation, la pénurie réelle n'est pas pour demain. Comme toutes les bulles, on peut penser que celle-ci éclatera un jour (prochain plutôt que lointain).

En attendant, les valeurs technos baissent, parce que le prix élevé de l'énergie fait craindre une récession.

Alors, si vous aviez 100 euros à placer, vous achèteriez plutôt un baril ou des actions Google ou Apple?

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Published by Pierre - dans apple
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commentaires

Thomasjestin 11/06/2008

pour une véritable explication de la hausse du prix du pétrole, pour 3 grandes raisons:
-des lois américaines favorisant la spéculation : en 2003 les États-Unis ont voté une loi qui a rendu opaques les transactions financières en ligne sur les marchés du pétrole (loi dite Enron Loophole........
-une abondance de liquidités générées par les pays émergents aux forts excédents commerciaux, au premier rang desquels la Chine. Face à une offre médiocre d’actifs où placer leurs devises et un dollar en chute libre, ces agents économiques fuient les actifs américains et se rabattent sur des valeurs qu’ils estiment de plus en plus sûres: les matières premières, pétrole y compris........
-une instabilité géopolitique chronique qui perdure depuis l’invasion américaine de l’Iraq.....
pour plus de précisons et un point précis et clair sur la question: http://tinyurl.com/68harg

chris 11/06/2008

Vous dite : "La hausse du prix du pétrole n'est que le résultat de la spéculation, vous verrez que le prix redescendra prochainement."

Il ne faut pas rêver, même si le pétrole redescends, il ne retombera jamais aux niveaux que l'on n'a connu il y a un ou deux ans.

ichristophe 11/06/2008

Les grosses valeurs technologiques sont surtout celles qui sont le plus surévaluées. Logiquement quand tous les marchés ralentissent ces valeurs sont celles qui prennent le plus vite de rosses corrections Quand les marchés prennent tout d’un coup conscience des réalités cela permet au moins pendant un temps de faire rentrer les choses dans un ordre logique et plus sain.

Pierre 11/06/2008

Oui Chris, je suis d'accord, il ne redescendra pas à 30 dollars. Je ne sais pas quel est son prix d'équilibre actuel, mais comme le dit l'adage boursier bien connu: les arbres ne montent pas jusqu'au ciel.

> IChristophe: d'accord avec toi sur la grande sensibilité des valeurs techno au ralentissement des marchés, et surtout aux perspectives de croissance économique. Mais je ne pense pas du tout qu'Apple ou Google, qui sont les sociétés-phares de ce début de XXIe siècle, soient surévaluées.

philippe 12/06/2008

>Pierre: J'ajoute (encore mais c'est la dernière :-) ) que dans le billet tu avances : "En attendant, les valeurs technos baissent, parce que le prix élevé de l'énergie fait craindre une récession."
Je pense que c'est confondre causes et effets. Je dirais plutôt que ce sont les raisons monétaires données plus haut qui sont responsable de la récession.
La hausse des matières premières n'est qu'une conséquence.
La récession américaine : trouve ses causes d'abord dans la politique monétaire accomodante responsable d'une énorme bulle de crédit de divers types : financement à un niveau de risque et de montant jamais atteint des grosses opérations de LBO de plusieurs milliards, explosion du nombre de fonds spéculatifs, explosion de produits dérivés de titrisation de ces dettes censé garantir justement ces dettes.
En comparaison, les subprimes ne sont qu'un épouvantail à média négligeable au regard des sommes engagées.
La seule petite consolation pour le secteur des technos est qu'elle ne sera pas comme en 2001 le bouc-émissaire mais elle en subira les effets.

bob 12/06/2008

Le problème n'est pas dans la quantité des réserves mais dans la production.

Nous pompons actuellement 85 millions de barils par jour et la plupart des grandes compagnies (Total notamment) estiment que le maximum possible sera de 100 millions de baril jour. Si la demande continue à croitre, ce chiffre sera bientôt atteint et au dela le marché ne pourront y répondre, même si la quantité sont encore très grandes.

Il faut comprendre que le pétrole est dans des pays difficiles politiquement, qu'on ne peut pas forer autant qu'on le souhaite dans un puit (il y a une limite de production pour chaque gisement).

Et surtout, pourquoi les pays qui ont du pétrole augmenterait leur production alors qu'ils n'arrivent pas à dépenser leur pétrodollars ?

Un pays (le koweit par exemple) qui vend la même quantité de pétrole depuis 10 ans a vu ses revenus être multipliés par 10 rien que par le passage de 10$ à 130$ le baril entre 99 et 2008. Pourquoi ce pays augmenterait sa production au risque de dilapider ses ressources et de faire baisser les prix ? N'importe qui comprend que ces pays ont tout intérêt a garder leurs ressources pour le futur.
Les seuls pays qui accepteront d'augmenter leur production sont ceux qui consomment plus qu'ils produisent (USA, Chine, UK...) et ceux qui sont plus ou moins obligés (Irak). Ces pays sont ceux qui arriveront le plus vite à la fin de leurs réserves (le pic de production a déja été atteint en mer du nord et dans le golfe du mexique).

Si on réfléchit quelques instants, on comprend vite que le problème n'est pas d'avoir des réserves mais de réussir à les extraire en augmentant continuellement la production... ce qui est beaucoup beaucoup plus difficile !
La physique impose évidement une limite de production, un pic ou un palier de production (le fameux "pic oil") qui devrait intervenir autour de 2015 ou 2020. A partir de cette date, la production entamera un long déclin (ou stabilité) qui pourra durer des dizaines d'années voir des siècles, on exploitera sans doute pas toutes les réserves. D'autant que les quantité de gaz et de charbon facilement exploitables sont en quantité importante (pour plusieurs siècles probablement).

Encore une fois le défi du pétrole est un problème de production et non de réserves comme tous les néophytes le croient...

LapinLove404 12/06/2008

Pourtant, il faut bien se rendre compte que le Pétrole n'est pas encore assez cher...

Il reste rentable de faire une heure de route pour rejoindre son travail.

Il reste rentable d'affreter un bateau pour importer des kiwis vendu au prix des pommes (ou presque).

Il reste rentable d'acheter une matière dans un coin de monde, de l'acheminer dans un autre pour la transformer et, finalement, de la ramener encore ailleur pour vendre le produit fini.

Il reste même pratiquement rentable d'installer une chaudière au mazout pour chauffer ses bureaux plutôt que d'invetsir dans d'autre source d'énergie.

In fine, le pretrole est encore relativement bon marché pour une matière dont la production est condamnée à diminuer.

philippe 12/06/2008

>LapinLove404:
Et le litre de Coca coute plus cher que le litre d'essence et Coca se porte très bien voir de mieux en mieux...
Sauf qu'on en boit pas 6 litres au cent.

Jimmy 12/06/2008

"Google, qui sont les sociétés-phares de ce début de XXe siècle"
- Le chiffre d'affaire de Total est environ 10 fois celui de google.
- L'energie sera l'enjeu phare du XXIeme siecle

PS: nous sommes au XXIe siecle!

philippe 12/06/2008

Hum,hum
Disons plutôt que la raison principale à la flambée du brent est la baisse continue du dollar depuis 2 ans et qu'il faudrait regarder plutôt vers la politique "très accomodante" récente des taux d'intérêts menée par la FED.
Partant d'un bon sentiment de relance économique elle a "involontairement" relancé la spéculation sur les matières premières par un afflut de liquidité bon marché.
Les investisseurs perdent confiance dans la monnaie dollar et cherche une autre classe d'actif pour remplacer le dollar et tous ce qui est coté en dollar(voir la flambée récente des matière première et de l'or en particulier).
Et les actions américaines sont côtées en dollar !!
Donc si le dollar continu à baisser la valeur nominale de leur action continuera à baisser aussi.
Si on regarde maintenant le PER des actions du secteur en général, je dirais qu'il n'y a pas le feu et que c'est loin d'être surrévalué notamment en France dans les entreprises côtées en tout cas.
Je dirais même que c'est pas chère mais de la à en acheter en ces périodes troublées de crise du crédit....
Donc je suis en partie d'accord avec Pierre Chappaz notamment sur la corrélation de ces deux phénomènes mais ils ne sont pas directement liés c'est leur origine, la chute du dollar, qui est en est la cause.
D'ailleur le dollar remonte un peu ces dernier temps et qu'a fait l'action Google ??

Pierre 12/06/2008

> Bob: pour cette explication, le problème "physique" est donc un problème de production, pas de réserves. Soit.

Mais le prix n'aurait pas explosé comme il le fait sans la spéculation. Les fonds spéculatifs ne veulent pas aller sur les actions, ni sur les obligations, en cette période d'instabilité sur les taux et même de remontée programmée en Europe, ainsi que de baisse du dollar (facteur défavorable pour les actions américaines). Il ne veulent pas non plus investir dans l'immobilier, engagé dans un cycle de correction. Reste ? les matières premières, et en premier lieu le pétrole.

C'est pourquoi je suis convaincu que la hausse est largement spéculative.

> philippe: la hausse du pétrole va bien au-delà de la baisse du dollar, sinon son prix n'augmenterait pas en euros. La baisse du dollar n'explique donc qu'une partie du phénomène ...

> Jimmy: energie et internet, OK, ce sont certainement les deux secteurs qui vont dominer les années à venir sur le plan industriel.

PS: merci de me rappeler que nous sommes au XXIe siècle ;-) je corrige.

philippe 12/06/2008

>Pierre : Il faut me lire complètement. L'origine principale de la chute des actions américaines c'est "l'afflut de liquidité dollar du à la politique accomodante de le réserve fédérale américaine".
Plus de dollar en circulation = moins de valeur pour chaque dollar.
Et les actions américaines sont côtés en dollar pas en brent.
De plus,le dollar représente encore 2/3 des réserve de change des banques centrales c'est une monnaie de réserve et pas l'euro (pas encore du moins).
J'avance en quelque sorte que le brent (pétrole non raffiné) devient pour les investisseurs (et par l'effet de pas mal de spéculateurs) une sorte de monnaie de réserve comme l'étalon or à une époque.
Voilà pourquoi le pétrole augmente aussi en euros mais beaucoup beaucoup moins qu'en dollar.

philippe 12/06/2008

>Pierre: J'ajoute que je suis entièrement d'accord avec ta dernière analyse et qu'il ne s'agit plus de savoir si cette bulle le pétrole est spéculative ou va éclater mais plutôt quand elle va éclater.
Je pense que c'est immiment et largement avant la fin de l'année mais avec les bulles on ne sait jamais....et ce n'est que mon avis.

philippe 14/06/2008

J'ai pas pu resister :
James Werner A3Gadvise Montréal

Nul doute qu’une remontée substantielle du dollar aurait un impact favorable sur la compression de la facture énergétique, sur l’inflation, et sur le bilan et la compétitivité des entreprises européennes. Le simple fait que le dollar soit l’étalon de valorisation de l’or noir a enclenché une progression inconsidérée du prix du baril, qui a profité autant aux spéculateurs qu’aux responsables de l’Opep, trop intéressé à ne pas perdre au change, malgré leurs conclusions de considérer que seul le marché était responsable de cette irrésistible ascension, tant on sait aussi qu’ils y participent activement.

Les montagnes russes observées ces derniers temps sur le cours du pétrole, marqueraient elles la fin d’une folle époque. Alors que les scénarios les plus inquiétants circulent sur un baril à 200 dollars, voire 250 dollars. Si ces prévisions dantesques se révélaient exactes, il y a fort à parier que le dollar culminerait sur les 0.50 euro pour un dollar.

Méfions nous cependant des prises de bénéfices récurrents suite au mouvement de « yo yo » de l’or noir. Et les déclarations de l’Opep cette semaine excluant une augmentation de la production ne serait elle que pure spéculation. Selon le cartel, il existe une surproduction de 500 000 barils jour, alors que les stocks US de brut se sont une nouvelle fois contractés, et que le pétrolier BP a indiqué envisager une forte hausse de la demande.

Dans ces conditions, difficile de se faire une juste idée de la fermeté du brut, entre spéculation de marché et spéculation « cartelésienne ». Il n’empêche qu’une remontée progressive du dollar devrait favoriser une baisse du pétrole, sans oublier toutefois que le monde doit apprendre à vivre demain dans la pénurie.

C’est la raison pour laquelle il devient nécessairement urgent de développer les énergies renouvelables, pas plus coûteuses à terme, mais inévitablement moins polluantes, et surtout développables par l’ensemble des pays et des acteurs économiques. La fin d’une rente…. La fin de l’eldorado pour le cartel…

philippe 22/06/2008

La Tribune - 20/06/08 - 427 mots

Consensus sur le dollar

L'euro en dollar

Il faut remonter au 22 septembre 1985 pour retrouver un tel consensus sur le dollar. À l'époque, les principales puissances économiques signaient les accords du Plaza pour lutter contre la surévaluation du dollar.
Aujourd'hui, plus une voix discordante dans un concert unanime d'appels à la hausse du dollar. Les Européens s'époumonaient seuls depuis des années face à un euro asphyxiant de puissance. Sans résultat. Les Américains, eux, ont finalement compris que la baisse du dollar ne les avantageait plus. Et, cette semaine, les Chinois ont apporté leur voix. Sommés depuis des années de réévaluer leur monnaie, ils ont tout simplement dit au secrétaire d'État Henry Paulson de cesser de faire la leçon aux autres et de commencer par faire le ménage dans son propre pays.
Il est vrai que les Chinois ont fait un effort et que le yuan s'est déjà apprécié de 20 %. En trois ans. À l'origine de ce consensus sur le dollar, la hausse des matières premières et ses effets désastreux sur l'inflation. Le tapage sur le pouvoir d'achat ayant fini par lasser, c'est l'inflation qui est devenue le thème à la mode.
On dit tout et surtout n'importe quoi sur l'inflation. La menace est réelle. La réalité est toutefois loin des fantasmes agités par certains stratèges et économistes en mal de sensation. L'inflation est certes au plus haut depuis vingt ans, mais elle est encore largement en dessous des 4 %, alors qu'elle voguait au-dessus des 13 % au début des années 1980. Nous sommes au coeur d'un choc pétrolier et alimentaire, pas d'un choc inflationniste.
Un choc lié en partie à un déséquilibre entre l'offre et la demande mais aussi à une spéculation frénétique. Et la chaîne de la spéculation passe par le dollar. Si le dollar se réévaluait de 5 % à 10 %, le pétrole pourrait mécaniquement baisser en dessous des 100 dollars. Tous les pays l'ont compris. Mais comment réévaluer la devise américaine qui, elle, n'est pas contrôlée comme le yuan ? Il faut que la banque centrale américaine stoppe sa baisse des taux, que la BCE n'entre pas dans un cycle de hausse des taux après la hausse probable de juillet, que les déclarations se multiplient et qu'elles se fassent de plus en plus menaçantes et que, enfin, les banques centrales se décident à intervenir directement sur le marché des changes en achetant du dollar de façon concertée.
La solution à la crise est à portée de main.

MARC FIORENTINO, PRÉSIDENT D'EUROLAND FINANCE